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Qui veut embrasser d'un seul regard le centre historique de Dijon monte sur la Tour Philippe le Bon. Elle doit son existence au troisième des quatre « Grands Ducs d'Occident » qui régnèrent sur les Etats bourguignons pendant plus d'un siècle, de 1364 à 1477 : Philippe le hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. |
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L'ancien
palais des ducs et des Etats de Bourgogne
est véritablement le coeur de la capitale ducale devenue celle d'une région
contemporaine. Il abrite, avec l'Hôtel de Ville, le Musée des Beaux-Arts,
l'un des grands musées d'Europe. La renommée de celui-ci ne se fonde pas
uniquement sur la richesse incontestée de ses collections, mais surtout
sur la possession de chefs-d'oeuvre de la peinture et de la sculpture du
Moyen Age, notamment les tombeaux des ducs de Bourgogne.
Autour du palais s'étend le centre historique,
entièrement préservé en tant que secteur sauvegardé. Il offre au visiteur
le charme de ses places et de ses ruelles pour une flânerie entre maisons
à colombages et hôtels particuliers, à l'ombre des flèches de ses
églises. Notre-Dame, église paroissiale gothique du XIIIème siècle
est un véritable filigrane de pierre, avec sa façade unique où alternent,
par rangées, des gargouilles et de sveltes colonnes, surmontée de l'horloge
Jacquemart qui ponctue les journées des Dijonnais depuis 1383.
A la sérénité de ces édifices répond la vie foisonnante du marché
qui se déroule trois fois par semaine autour des halles du XIXe siècle.
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La cathédrale Saint-Benigne
est l'ancienne abbatiale d'un monastère qui fut un centre imposant de
la réforme clunisienne. De cette époque, autour de l'an Mil, date la crypte
qui recèle de fascinantes sculptures. Non moins fascinants sont les trésors
qu'abrite le Musée archéologique voisin, installé dans l'ancien bâtiment
des moines. Les oeuvres les plus spectaculaires sont sans conteste les
ex-voto des sources de la Seine, exposés sous les voûtes romanes de la
salle basse, tandis que la grande salle gothique séduit autant par son
architecture lumineuse que par les sculptures médiévales qu'elle renferme.
Tout près de la cathédrale, les ancienne
églises de Saint-Philibert, romane et Saint-Jean, gothique, devenue théâtre,
forment le coeur d'un quartier tout en ruelles et petites maisons anciennes,
autrefois peuplé de vignerons.
L'ancien convent des bernardines de Tart offre au promeneur deux étapes thématiques : le Musée de la Vie bourguignonne Perrin de Puycousin, miroir vivant du passé dijonnais et bourguignon avec ses reconstitutions d'intérieurs de boutiques et de maisons, et celui d'Art Sacré, installé dans l'ancienne chapelle. A l'est du centre ville, de nombreux hôtels particuliers, pour la plupart édifiés aux XVIème et XVIIIème siècles, alignent leurs sobres façades autour de l'église Saint-Michel où se lit toute l'évolution du style Renaissance.
Le puits de Moïse, chef-d'oeuvre de la sculpture flamande (fin XIVe, début XVe) est à nouveau accessible au grand -public. Ouvert à la visite
en groupe toute l'année sur réservation auprès
de l'Office de Tourisme de Dijon (Tél. 0
892 700 558) |
| Pour en savoir plus : | Pavillon de
Tourisme Office de Tourisme |
| Musée des Beaux Arts | Tél. 03.80.74.52.70 ou 03.80.74.52.09 Fax. 03.80.74.53.44 |